Toujours dans la thématique « recherche », puisque c’est à ça que je consacre tout mon temps, en attendant de revenir à l’Ukraine dès cette semaine avec des nouvelles conférences.

Pour mon mémoire, j’ai utilisé trois types de sources: des textes académiques, écrits par d’autres chercheurs, comme moi; des archives, donc des textes d’époque; et des témoignages récoltés en entrevue. J’ai déjà parlé de cette source, je parlerai aujourd’hui des textes académiques, et une prochaine fois des archives.

Avant de pouvoir voyager pour consulter des archives et passer mes entrevues, je devais d’abord faire une recherche préliminaire, ne serait-ce que pour établir ma question de recherche et mes hypothèse. Dans le cas de mon projet, c’est « Comment et pourquoi la présence du français a-t-elle été maintenue en Bulgarie et Roumanie communistes? »

Ce n’est pas un sujet disons qui court les rues, et il n’y a pas, à ma connaissance, de recherches qui ont déjà été faites sur ce sujet précis. Alors, pour avoir une base, il a fallu que je cherche des textes sur différents sujets qui s’y rapportent. Par exemple, les relations diplomatiques avec la France, le système d’éducation communiste, la censure, les répertoires de livres traduits du français. Ça m’a donné une idée générale de la situation sur l’enseignement du français pendant cette période, que je pourrais par le suite compléter avec les archives et les témoignages. C’était suffisant pour donner mes hypothèses de départ.

La question de recherche et les hypothèses doivent être posées au moment de présenter le projet de recherche pour qu’il soit approuvé, c’est-à-dire à la fin de la première année de maîtrise (dans la cas de l’université de Carleton, je ne sais pas si c’est pareil partout), et ensuite, pendant la deuxième année, c’est le moment de pousser la recherche plus loin et de rédiger, en continuant entre autres à consulter des textes académiques. Donc, ça peut arriver, et ça a été mon cas, que les hypothèses du début, établies avant une recherche exhaustive, ne fonctionnent plus tellement. Il faut beaucoup s’ajuster, de mon côté j’ai dû faire plein de changements pendant tout le processus, au point de pouvoir consacrer un prochain article uniquement à ça!

L’ère numérique est vraiment une chance pour la recherche, puisque j’ai pu consulter tous les textes académiques en ligne. La bibliothèque de mon université donne accès aux versions numérisées. Sinon, je me suis aussi servi de livres papiers que j’ai sur l’Europe de l’Est, ça fait des années que j’en accumule! Proportionnellement, ces textes sont le gros de mes sources, ça remplit 8 pages de bibliographie à la fin de mon mémoire!

6 commentaires »

  1. Beaucoup de travail nous ont a le que le résultat que j’apprécie d’ailleurs. Une chance effectivement que le numérique existe mais l’oral doit être intéressant une autre dimension.

    Moi

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  2. Oui, c’est beaucoup de travail! Quelle est la limite de temps pour terminer ton mémoire au complet et obtenir ta maîtrise sur ce sujet? As-tu déjà commencé à aborder les archives ou si chaque étape est vraiment séparée des autres? Ça m’intrigue!

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