D’abord, merci pour l’accueil de mes photos de flaques d’eau! C’était un essai spontané, je ne pensais pas que ça serait autant apprécié! Et vos commentaires m’ont inspiré cet article, parce que derrière mes photos il y a souvent des anecdotes cocasses. Déjà, il y a eu la vague que j’ai reçue en voulant photographier mes bottes sur le sable! Je pars donc une autre série (ça en fera plusieurs entre lesquelles alterner!) pour des histoires derrière les photos.

Les centaines de regards? Parce que pas tout le temps mais la majorité du temps, je prends des photos de blocs, eux-mêmes entourés d’autres blocs. Et ça fait que plein de fenêtres me « regardent », avec parfois des vrais spectateurs humains qui me regardent pour vrai. Mais même quand il n’y a personne, c’est un univers où on se sent constamment observé. Parce que les fenêtres ressemblent vaguement à des yeux? Parce que ces façades socialistes rappellent une époque de surveillance? Parce que la proximité annule l’intimité? En tout cas, impossible de marcher dans ces quartiers sans avoir l’impression que des regards, vrais ou faux, sont braqués sur moi.

Alors ça fait que c’est un peu intimidant au début… puis dans mon cas je me laisse emporter par la beauté des blocs, et c’est juste quand j’y pense que je me rends compte que j’ai l’air un peu bizarre pour les potentiels yeux qui me regardent.

Par exemple, pour la photo où j’ai eu besoin de faire un peu de ménage avant: pendant mes allers-retours entre la flaque et la poubelle, j’ai vu une dame accoudée sur son balcon, qui semblait pas mal divertie par ce que je faisais. Soit elle me jugeait de ramasser des déchets, soit elle me jugeait de ramasser QUE ces déchets, soit elle m’appuyait mentalement.

Pour cette photo, la flaque était pas mal profonde, et des enfants s’amusaient avec. Je suis restée assez longtemps à niaiser à côté, pour attendre qu’ils arrêtent de sauter dedans et de brouiller le reflet. Est-ce qu’ils me trouvaient bizarres de ne pas profiter de l’eau comme eux? Est-ce que des parents cachés pas loin me trouvaient bizarre de rester dans le coin de leurs enfants sans rien faire?

Pour certaines photos, j’étais presque accroupie au sol. C’était en fin de journée, il y avait pas mal de gens qui marchaient à côté de moi pour rentrer chez eux. J’imagine leur incompréhension devant ma position. J’imagine aussi que pour certains, ça devait possiblement être inquiétant de me voir « rôder » autour de chez eux.

Quelques marcheurs à gauche complètement

En plus du sable, mes bottes ont beaucoup été en contact avec la bouette afin de réaliser cette série de photos! Parce que bon, les chemins entre les blocs n’en sont pas vraiment, le gazon n’est pas entretenu… C’est sauvage!

D’autres petites anecdotes de d’autres moments photographiés s’en viennent!

4 commentaires »

  1. Ça m’étonne que personne ne t’aie interpellée, si ça les intriguait.

    Moi, je suis certaine que si j’avais été témoin d’une telle activité, j’aurais tenté d’entrer en contact avec la personne en action, par curiosité!

    N.B. Ça me surprend que dans ta dernière phrase, tu dises « de d’autres » ! Le « de » n’a pas sa raison d’être! C’est le d’ qui remplace le de. Je sais que plusieurs personnes le disent ainsi, mais c’est incorrect! Tu pourras vérifier!

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