Je m’écarte un peu des destinations estoniennes pour aujourd’hui pour revenir à la danse. Les photos du stage commencent à arriver, je les attendais avec impatience, et je crois que de votre côté aussi vous aviez hâte de voir en image ce dont je parle depuis longtemps! Les photos sont de photographes professionnels engagés par l’organisation du stage, et les participants ont la permission de les utiliser.

Voici les photos de la chorégraphie sur les déportations estoniennes en Sibérie, Kas sa tuled tagasi. Les photos sur scène en costume ont été prises pendant les deux galas du 31 juillet et 1er août, et celles des répétitions ont été prises pendant les 3 semaines précédentes. Même si le résultat sur scène est (normalement!) plus fini et beau, avec les costumes et le décor, je préfère le processus des répétitions, quand la danse est encore en train de prendre forme, qu’on s’approprie de plus en plus les mouvements, qu’on leur associe une signification, tout ça entrecoupé de quelques moments cocasses à cause des erreurs. Et surtout dans le cas de cette chorégraphie, les répétitions étaient d’intéressants moments d’échanges et d’apprentissages sur la danse, sur l’histoire de l’Estonie, et sur l’histoire de la chorégraphie, qui est maintenant présentée depuis plusieurs années à l’Opéra pour mettre de l’avant les créations estoniennes. C’est aussi là que sont apparus des bleus et que des bouts de peau ont disparu, surtout quand est venu le temps de danser nu-pieds, mais bon, ça fait partie du jeu! Ce qui est bien de la scène par contre, même si c’est un moment beaucoup plus éphémère, c’est que l’adrénaline est telle qu’on ne sent plus aucune douleur en dansant. Et puis les costumes, le décor et surtout l’éclairage permettent de créer une atmosphère qui apporte beaucoup à la signification de la chorégraphie, qui pose une question aux danseurs, aux spectateurs: Reviendras-tu? Chez toi, dans ton pays, à tes racines, parmi nous… et ça devient plus large qu’une seule expérience, plus ciblé qu’un peuple déporté. Chacun l’interprète comme il le ressent.

D’abord, les photos en répétitions:

Et sur scène:

Et ce que je préfère, c’est les photos qui ont capturé les mêmes moments mais dans les deux contextes:

En train de placer cette pose iconique de la chorégraphie
Un moment stressant parce que ça doit se faire très vite sur la musique et on dépend des autres!
Tant de pratique pour quelque chose qui dure 3 secondes…
Je suis à droite complètement
Puis sur scène

Je termine en disant que cette danse était un gros travail d’équipe, et que c’était particulièrement spécial d’avoir cette proximité après des mois de distanciation sociale! C’était des moments magiques, surtout que c’était mon dernier passage sur scène, je suis heureuse d’avoir tous ces souvenirs et de pouvoir les partager. Pour finir, un point de vue de cette magnifique scène qui a diverti pendant la Deuxième Guerre Mondiale et l’occupation soviétique, ce qui était encore plus significatif pour moi!

8 commentaires »

  1. C’est très intéressant de voir en alternance les photos de répétition et celles du spectacle sur scène. Quand s’ajouteront le mouvement et la musique, ce sera encore plus magique! Quel travail ça suppose avant d’arriver à la perfection. Les images finales sont très belles dans leur simplicité! Bravo!

    Lisette

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