J’avais juste envie de me coucher pour que la journée se termine, et passer à autre chose. Mais non! Ce serait trop simple! Je prends la navette de l’aéroport et j’arrive à l’hôtel. Mais à cause d’un problème informatique à la réservation, je passe près d’une heure encore à la réception le temps que ça se règle, à travers d’autres voyageurs qui arrivaient ou partaient.

Finalement je peux monter à ma chambre. Il y a presque eu une autre catastrophe… mais c’est juste parce que je n’ai pas compris tout de suite comment la douche fonctionnait. Mettons que j’aurais pas été enchantée de me contenter d’une douche froide après tout ça!! J’ai très peu dormi malgré ma grande fatigue, parce que j’avais peur de ne pas entendre mon cadran et de manquer mon rdv pour le test de dépistage. Et tant qu’à faire, j’ai aussi commencé à stresser d’avoir la Covid. Rendue là, ça ne m’aurait pas surprise. Ça aurait été une suite totalement logique dans ce scénario chaotique.

Je me lève trop tôt le lendemain matin, et j’arrive trop d’avance. Je déambule dans l’aéroport en rêvant d’avoir plutôt dormi 1h de plus. Le moment de mon test arrive. Je stresse du résultat, et plus concrètement, je stresse aussi pour mes narines. Je saigne assez régulièrement du nez. Je n’avais jamais fait de test, mais de ce que j’avais vu, c’était assez dur pour le nez. Et effectivement, ça brasse pas mal, ça me fait pleurer, et à la 2e narine, ça se met à saigner. Ce moment, où j’étais aveuglée par les larmes, à récolter mon sang de nez par-dessus mon masque, après tout ce qui était arrivé la veille, c’est pas mal dans les moments où je me suis sentie le plus misérable de toute ma vie. Mais au moins, c’était pas pour rien, j’ai eu mon résultat quelques minutes après, c’était négatif! J’aurais aimé ça un petit high-five à travers le plexiglass, ou un « félicitations », mais c’était plus quelqu’un de déjà écœuré de sa journée qui m’a rapidement remis le papier. Je suis contente, je retourne à l’hôtel, j’annonce la bonne nouvelle à mes fidèles accompagnateurs, et je fais une sieste.

Je me réveille avec un début de crise de panique dans le piton, sans raison apparente. J’ai tous mes papiers, mes billets d’avion, je vais arriver à temps. Peut-être le stress qui retombe justement, ou la peur qu’une autre catastrophe arrive. Peut-être la fatigue, mais je n’ai plus le temps de dormir, ou la faim, mais rien ne passe. Dans ce cas, mon meilleur truc est de faire une séance de hiit cardio! Ça fait circuler le sang, ça essouffle à fond, et ça change les idées. Même si le cœur bat encore plus vite après, les muscles sont moins tendus.

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